ELISABETH LANG relations ouvertes où les deux parties n’ont pas forcément à s’entendre sur tout mais sont prêtes à accepter d’être en désaccord de façon respectueuse. « Nous avons intérêt à entendre ce qu’ils ont à dire, explique-t-elle, et j’espère que la réciproque est vraie. « Je tiens à souligner que je respecte profondément les dirigeants de l’ACPIR avec lesquels j’ai travaillé au fil des années. J’ai constaté le temps et les efforts qu’ils consacrent à leur travail. J’ai vu qu’ils apportent une vaste perspective stratégique vraiment éclairée dont bénéficie le système d’insolvabilité en général. » ÉQUILIBRE EN TOUTES CHOSES Elisabeth Lang, qui a trois filles actives, recherche également l’équilibre dans sa vie familiale. Son travail dans la fonction publique est important. Mais, à ses yeux, il importe tout autant de réserver du temps pour ses amis et ses passions personnelles. « Dans mon optique, il faut toujours essayer de faire ce que l’on aime pour atteindre un certain équilibre, reconnaît- elle. Le temps que je passe avec mes amis est extrêmement important sur ce plan. « Mes filles vieillissent et quittent graduellement la maison (l’aînée a terminé ses études de droit, la deuxième est en deuxième année à l’Université McGill et la troisième est en 11e année). Le temps de la course effrénée pour les matchs de ringuette, les entraînements, les réunions d’équipes de direction et les compétitions de danse est maintenant chose du passé. « C’est formidable de ne plus avoir à pédaler pour se rendre à la patinoire et aux activités de bénévolat et de pouvoir commencer à prévoir des activités que l’on veut faire pour soi-même. Je fais partie de deux clubs de lecture. De plus, j’aime beaucoup consulter les critiques des restaurants et essayer de nouveaux établissements à Ottawa ou ailleurs quand je voyage. » La supervision du système d’insolvabilité canadien est une tâche exigeante, mais la nouvelle surintendante s’est fixé certains objectifs plutôt agréables sur le plan personnel : « J’espère jouer davantage au golf et au tennis au cours des prochaines années. Je voudrais aussi faire du ski de fond puisqu’il y a de la neige! » RS pouvons faire en sorte que le système soit bien adapté et qu’il fonctionne encore mieux quoi qu’il arrive. » Comme dans de nombreux domaines, la technologie de l’information et l’innovation ont une incidence considérable dans le monde de l’insolvabilité. « D’après moi, déclare Elisabeth Lang, il existe des possibilités formidables de trouver des moyens plus efficients et efficaces de fournir des services aux Canadiens en difficulté financière tout en préservant l’intégrité du système d’insolvabilité. » UN ŒIL SUR L’ENDETTEMENT CROISSANT Selon Mme Lang, le système a résisté à de nombreux chocs, déséquilibres et perturbations économiques au cours des dernières dizaines d’années. Toutes ces épreuves l’ont rendu plus fort et mieux adapté, mais cela s’est fait au prix d’efforts acharnés. Dans la conjoncture actuelle, il y a tout lieu d’accroître la vigilance alors que les faibles taux d’intérêt et la crainte d’une bulle immobilière perdurent depuis longtemps au pays. « Le niveau d’endettement des Canadiens m’inquiète évidemment, précise Elisabeth Lang. Toutefois, je travaillais au BSF en 2009 (après la crise du crédit aux États-Unis) et nous craignions alors que le système ne puisse faire face à une augmentation du nombre de dossiers d’insolvabilité. « Le nombre de dossiers a augmenté. Puis, tout compte fait, le système s’en est très bien tiré. Bien sûr, il n’est pas question de relâcher notre vigilance à ce sujet et nous continuerons de suivre la situation de près. Mais je suis encouragée par le fait que les SAI ont vraiment bien géré les choses et je pense qu’ils y parviendront encore. » L’une des pierres angulaires du plan d’action de la nouvelle surintendante des faillites pour l’avenir consiste à maintenir une relation longue et fructueuse avec l’ACPIR. D’après elle, on ne peut sous- estimer l’importance de l’organisme professionnel national qui représente plus de 980 membres exerçant leurs activités dans le cadre du système d’insolvabilité ainsi que plus de 500 associés stagiaires, associés à vie et sociétés associées. COLLABORATION AVEC L’ACPIR « J’ai toujours travaillé en étroite collaboration avec l’ACPIR et apprécié le dialogue réellement ouvert et franc avec cette association, déclare Elisabeth Lang. « J’ai toujours aimé participer à ses activités et à ses forums. D’ailleurs, le BSF se fait un devoir de les appuyer. Je suis ravie de pouvoir dialoguer directement avec les membres de l’ACPIR pour connaître leur opinion. J’aime comprendre les enjeux qui préoccupent le plus les gens en discutant directement avec eux. » Paul Casey, président sortant de l’ACPIR, a vanté « le point de vue ouvert, professionnel et réfléchi » de Mme Lang dans les discussions portant sur les grands enjeux stratégiques ou l’élimination des obstacles administratifs. Il affirme apprécier également son empressement, son ouverture, son sérieux et sa détermination à l’égard de l’amélioration continue. « Pour ma part, j’ai été enchanté d’apprendre sa nomination, mentionne- t-il. Je me réjouis qu’elle ait accepté d’assumer ce rôle en pleine évolution qui comporte son lot de défis. « Sa formation juridique lui a été fort utile dans la mise en œuvre des détails du plan d’action du BSF. Elle est consciente des perspectives variées des divers intervenants du système de faillite et d’insolvabilité canadien et a toujours privilégié une perspective et une analyse holistiques des enjeux. » Mme Lang a joué un rôle de premier plan dans la création du Comité de liaison des petits cabinets de l’ACPIR et du BSF, qui a réuni les syndics, les créanciers, les débiteurs et les représentants du BSF. Ce comité a créé une excellente possibilité de mener des consultations et des discussions préalables sur des enjeux clés. Elisabeth Lang a aussi participé activement au Comité de liaison ACPIR-ARC-BSF. « Ce comité nous a permis, ajoute-t-elle, de trouver des solutions pratiques à de nombreux problèmes. Surtout, il nous a aidés à éviter des litiges coûteux en arrivant à un consensus avec l’Agence du revenu du Canada sur l’interprétation et l’application de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité dans de nombreux dossiers délicats. » Mme Lang affirme avoir indiqué clairement au cours de ses rencontres bimensuelles avec Chantal Gingras qu’elle est déterminée à maintenir de bonnes Volume 19 Issue 1 Rebuilding Success 21