ELISABETH LANG j’avais toujours voulu être au service du public. J’ai eu la chance d’obtenir un emploi au ministère de la Justice, plus précisément au sein du Groupe du droit de l’insolvabilité. » C’est là qu’elle a eu son premier contact avec le BSF. « Le mandat du BSF m’attirait, notamment son mandat d’application de la loi et le volet des politiques auquel on peut être exposé, fait-elle valoir. Et j’apprécie vraiment la combinaison de composantes économiques et sociales. Tout comme le fait qu’un système d’insolvabilité efficace est vraiment un pilier important de l’économie. « Je dirais que c’est un aspect fondamental. Si le système d’insolvabilité ne fonctionne pas bien, l’économie en souffrira – sur le plan de l’économie interne et de l’investissement étranger. À mon avis, c’est vraiment un système très intéressant et bien équilibré. » PRÉPARATION AU CHANGEMENT Il n’est pas étonnant que Mme Lang parle souvent avec passion de la recherche de l’équilibre. Les intervenants du système d’insolvabilité doivent s’adapter au rythme du changement, à la fois systémique et technologique, qui façonne et modifie continuellement leur façon de travailler. Il sera particulièrement important qu’ils parviennent à un consensus dans cet aspect de leur travail. « Je pense qu’il y aura des changements systémiques, insiste-t-elle. C’est inévitable. Ce que j’aimerais, c’est travailler en collaboration avec les intervenants, les SAI et l’ACPIR pour ouvrir la voie à des changements judicieux qui répondent aux besoins. » Selon la nouvelle surintendante des faillites, les intervenants ont beaucoup parlé au BSF du rythme exponentiel des changements. Elle n’y voit aucune raison de s’inquiéter, soulignant les grandes capacités dans les aspects gouvernemental, administratif et juridique de l’équation pour faire face aux changements. « Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée d’aider à préparer le terrain pour les changements à venir au sein de l’industrie, de collaborer avec de nombreux intervenants et de vraiment mettre l’accent sur une réglementation fondée sur des données probantes et des principes, révèle-t-elle. À mon avis, nous diriger une organisation qu’elle connaît très bien exerçant un mandat qui la passionne et d’améliorer les choses au bénéfice des Canadiens. « C’était formidable d’être accueillie aussi chaleureusement tant par les employés que par les intervenants, précise-t-elle. J’ai reçu des commentaires vraiment très positifs d’intervenants de tous les horizons. C’était gratifiant. » Le maintien et le renforcement des relations entre le BSF et tous ces intervenants figure parmi les priorités de Mme Lang. Les ministères sont souvent considérés comme des bureaucraties froides et efficaces, mais la nouvelle surintendante croit qu’il est possible de tisser des liens plus étroits entre les professionnels travaillant dans le système d’insolvabilité et le bureau chargé de sa supervision. « Dans ce contexte, nous espérons rétablir certaines relations personnelles en nous rendant dans les bureaux régionaux du BSF pour encourager nos employés à collaborer avec les intervenants, soutient Elisabeth Lang. « Nous envisageons de rétablir la Journée des syndics pour accueillir dans nos bureaux des syndics et des administrateurs. Nous pourrons ainsi mettre un visage sur leur nom et de renforcer ces relations. » UNE VIE DANS LE DOMAINE DU DROIT Elisabeth Lang a grandi en Ontario et en Saskatchewan. Jusqu’à l’âge de 10 ans, elle vivait à Ottawa mais passait ses étés en Saskatchewan. « Nous nous sommes ensuite installés à Winnipeg pour environ neuf ans jusqu’à mon entrée à l’université, explique-t-elle. J’adore les Prairies. Les gens là-bas sont tout à fait authentiques. J’adore le climat, le ciel immense et les champs très vastes. Et que dire des zones de villégiature et de la merveilleuse culture qui s’y rattache. » Son intérêt pour le droit tient au fait qu’il y avait beaucoup d’avocats dans sa famille. Elle se rappelle un conseil très sage que lui a donné sa mère : un diplôme en droit est un atout qui ouvre bien des portes dans la vie. Elle s’est donc inscrite en droit en pensant ne jamais pratiquer. Or, pendant son stage chez Low Murchison s.r.l. à Ottawa, Mme Lang a senti l’appel de la profession. Elle a acquis de l’expérience dans les dossiers d’insolvabilité dès le début. « J’adorais mon travail et je suis restée dans ce cabinet pendant sept ans, souligne-t-elle. Je suis ensuite entrée dans la fonction publique. Cela me semblait une bonne décision puisque 20 Rebuilding Success Spring/Summer2019