CHAIR’S REFLECTIONS/RÉFLEXIONS DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’ACPIR With all this in mind, its important that we continuously assess the insolvency environment to help ensure our profession is well prepared to quickly address changes and maintain a balanced supply and demand. Consider our current analysis. Corporate business insolvency filings peaked in 2001 at 12,248 and have been in a freefall for 16 consecutive years! In 2017, the number of business filings totaled just 3,609, less than 30 per cent of the 2001 filings! However, after four interest rate hikes it appears we may experience an upturn in the demand for corporate insolvency services. While the OSB’s Q4 2018 statistics had not yet been released at the time of writing this, it seemed clear from the first 11-month trend that 2018 will mark the end to a long decline in the number of corporate insolvency filings. While the downward trend history for consumer insolvency filings is not as dramatic, it is nonetheless very significant. Consumer insolvency filings peaked in 2009. During the decade since, with some rises and declines along the way, consumer filings have experienced a net decline of 20 per cent (122,198-2017 vs. 151,712-2009). Similar to business filings, it appears the trajectory has reversed upwards during 2018. Consumer insolvencies for the 12-month period ending November 30, 2018, had increased by two per cent compared with the 12-month period ending November 30, 2017. The great challenge for ensuring the health of the insolvency profession is accurately projecting and being prepared for demand changes. All LITs should be asking themselves: Does our firm have sufficient capacity to manage a moderate rise in insolvency filings? If a rise in demand is more significant than we anticipate, do we have an effective plan to ramp up the resources needed to meet new demand levels? Consider that it takes a new CQP candidate at least two years to complete their CIRP and LIT, more often, significantly longer. Based on CAIRP’s research, there is normally about a two- year lag between an interest rate change and its impact on consumer insolvency filings. With interest rates starting to rise in 2017, and at least one more projected for 2019, it seems reasonable to believe that consumer filings will be on Il importe que nous évaluions continuellement l’environnement afin de nous assurer que notre profession est prête à réagir aux changements et à maintenir un équilibre entre l’offre et la demande. Considérons notre analyse actuelle. Après avoir connu un sommet de 12 248 en 2001, le nombre de déclarations d’insolvabilité des entreprises est en chute libre depuis 16 ans. En 2017, le nombre s’est établi à 3 609, soit moins de 30 % des déclarations de 2001 ! Toutefois, après quatre hausses des taux d’intérêt, il semble que nous pourrions connaître une reprise de la demande. Bien que le BSF n’ait pas encore publié ses statistiques du quatrième trimestre de 2018, il semble clair, d’après la tendance des onze premiers mois, que 2018 marquera la fin d’une longue baisse des déclarations d’insolvabilité des entreprises. Bien que moins spectaculaire, la baisse des déclarations des consommateurs est néanmoins très importante. Après avoir atteint un sommet de 151 712 en 2009, les déclarations des consommateurs ont connu une baisse nette de 20 % pour s’établir à 122 198 en 2017. Comme dans le cas des déclarations d’entreprises, il semble que la tendance se soit inversée en 2018. Les faillites de consommateurs pour la période de 12 mois terminée le 30 novembre 2018 ont augmenté de 2,0 % par rapport à la période terminée le 30 novembre 2017. Le grand défi pour assurer la santé de la profession de l’insolvabilité consiste à prévoir avec précision les changements de la demande et à s’y préparer. Tous les SAI doivent se poser la question suivante : notre entreprise a-t-elle la capacité suffisante pour gérer une hausse modérée des déclarations d’insolvabilité ? Avons-nous un plan efficace pour répondre à une hausse plus importante que prévu ? Considérez qu’il faut au moins deux ans à un nouveau candidat au PQC pour terminer son PAIR et son SAI. Selon les recherches de l’ACPIR, il y a normalement un décalage d’environ deux ans entre la variation des taux d’intérêt et son incidence sur les déclarations d’insolvabilité des consommateurs. Étant donné que les taux d’intérêt ont commencé à augmenter en 2017, et qu’au moins une autre hausse est prévue pour 2019, il semble raisonnable de croire que les déclarations des consommateurs seront à la hausse pendant au moins les trois prochaines années. Le véritable défi, cependant, est de prévoir l’ampleur du changement. La hausse sera-t-elle modérée ou dramatique ? Bien entendu, les taux d’intérêt ne sont pas le seul facteur économique qui influe sur l’insolvabilité. Cependant, étant donné que les faillites des entreprises, les dépenses de consommation et le ratio d’endettement des ménages sont tous à la hausse, il semble raisonnable de croire que les déclarations d’insolvabilité des consommateurs pourraient connaître une forte augmentation aussi. Compte tenu des incertitudes internationales comme le Brexit ou le facteur « Trump », l’insolvabilité des consommateurs au Canada pourrait en fait être confrontée à la tempête parfaite. 12 Rebuilding Success Spring/Summer2019