30 | HIVER 2018 AVANTAGE ACIER Concours pour étudiants en architecture 2016-2017 MONTAGE : Par Loraine Fowlow, B. Sc. (génie civil), M. Des. (arch.), MIRAC LA 16E ÉDITION de cette compétition annuelle s’est penchée sur la ques- tion de l’assemblage, terme utilisé ici pour désigner la conception à l’échelle desconnexions,tantculturellesquephysiques.L’intentionétaitdemettreles étudiants en architecture au défi d’explorer ce que cela signifie d’établir des liens,encequiatraitaucontextedeconceptionetàlastructure.Dupointde vuedelacomposition,ilpeuts’agird’untexte« crééprincipalementetexplic- itementàpartirdetextesexistantspourrésoudreunproblèmed’écritureou de communication dans un nouveau contexte ». Dans un contexte archi- tectural, Pamela Popeson du MoMA considère l’assemblage comme un outil architectural qui « offre une connexion dynamique et inventive avec le contexteculturel ». Dans le cadre de cette compétition, « Assemblage » était une invitation pour que les étudiants explorent les connexions architecturales, qu’il s’agisse de connexions entre contexte et structure, ou de connexions qui permettent l’assemblage de matériaux et d’éléments structuraux en un ensemble structurel harmonieux. En ce sens, le Concours pour étudiants en architecture de l’ICCA 2016-2017 a invité les étudiants à explorer l’utilisation de l’acier comme principal élément structural qui rend possible unassemblage.Lesélèvesontétémisaudéfideconcevoirunestructurequi explorel’assemblagesurunsitechoisiparlesconcepteurs.Bienquelebutet l’échelleaientétélaissésàladiscrétiondesconcepteurs,ilétaitimportantde seconcentrersurcequecelasignifiepournousd’aborderetd’expérimenter l’assemblage. Bien que ce défi puisse sembler obscur, 43 équipes d’étudiants et leurs superviseurs de projet se sont montrés à la hauteur avec des astuces de conception imaginatives, inventives et bien réfléchies qui ont amplement rempli le mandat du concours. Le jury a eu une tâche très difficile de choisir lestroislauréatsàrécompenserpardesprix,etceluidestroisàquidécerner le premier prix. Merci au jury d’avoir relevé ce défi de taille : Chris Graczyk, modéliste principal, Walters Group, Hamilton; Holly Jordan, associée principale, B+H Architects, Toronto; Kris Lima, ingénieur en structures principal et chef de projet, Dialog, Edmonton; Loraine Fowlow, professeure d’architectureassociée,UniversitédeCalgary. Il faut aussi noter que la compétition de cette année a permis à Terri Meyer Boake,professeuredel’UniversitédeWaterloo,d’établirunautre record (double). Les étudiants de Terri ont terminé en tête ou se sont classés chaque année au Concours pour étudiants en architecture de l’ICCA, ce qui constitue un remarquable palmarès. Le secret de son succès a été souligné dans un article de la revue Avantage acier écrit par Terri dans le numéro de l’hiver 2015-2016 sur l’éducation et la recherche, une excellente et instructive explication de la façon dont elle parvient à cultiver la production de plans d’étudiantsgagnants. Félicitations aux lauréats de cette année et à leurs superviseurs pour avoir conçudesprojetsaussicréatifsetfantastiquesenacier! PRIX D’EXCELLENCE : « THIS IS NOT A BRIDGE » (CECI N’EST PAS UN PONT) Par cette prise de position politique sous la forme d’un pont enjambant la zone démilitarisée en Corée, l’attente habituellement attendue de la signification de « travée » est intelligemment trompée : les deux moitiés du pont ne se rencontrent pas réellement au milieu de la travée. Autrement dit, la conception est une représentation physique d’une idée politique par son approche conceptuelle. Cette approche très inhabituelle de conception d’unpontaamenéàrepenserlastructure.Lesétudiantsexpliquent : 100m 0 DeMilitarizeD zone Borders carry immense historical, political,andculturalimplications.Attheir most aggressive, borders materialize in the form of walls. One notable exception is the Korean Demilitarized Zone (DMZ). If the traditional border is a line, then the DMZ is a surface. This unoccupied stretch of land, up to 4km wide, separates two of the most heavily militarized borders in the world. The DMZ manifested in the 1950s as the result of a conflict between the People’s Republic of Korea (North) and the Republic of Korea (South). The DMZ is often depicted as a densely fortified, barren minefield. However, the lack of human activity in the area for this extended timeframe has allowed it to become a sanctuary for many species. NORTH KOReA SOuTH KOReA PROjecT SITe thesis We propose that new forms of non- military architecture could be constructed in this no-man’s land to begin to ease the existing tension. Our project is a meeting place that serves to reduce the physical division of the DMZ as much as possible. It is a place where separated family members, visitors and even government officials from both sides can confront each other in this heterotopic space. contemporary geopolitics and global conflictsdemandthatnationsgrapplewith border security. The delicate separation that our project creates represents both the symbolic and practical regulations of current socio-political conditions; there is longing for unification but politics creates a divide. How can architecture become a unifying force in a divisive world? Challenges anD The form of our project n separate, which means th for support. The design of act individually, but also be connections to make it poss during construction. They cables, and they are tied ba the large concrete foundati To reduce the required cap designed to be as light as p a tension/compression sep are made of thin cables a placed only where necessar to be very transparent, w decking accentuates the pr Another difficulty in the con it would have to be built from modules that fit in structur PRIX D’EXCELLENCE : « This is Not a Bridge » (Ceci n’est pas un pont) Bennett Oh, Nathanael Scheffler et Darien Boodan Université de Waterloo Superviseure de projet : Terri Meyer Boake ARTICLE