L
’été arrive enfin, et la conférence annuelle du CERC ne 
saurait tarder. J’accueillerai en septembre, à Fredericton, les 
délégués venus de l’Amérique du Nord et d’ailleurs, alors que 
la communauté de la mobilité mondiale se réunira pour un 
événement stimulant.
Notre comité de planification a concocté un programme actuel, qui 
s’attaque aux principaux défis de notre industrie. Pour nous guider, 
les conférenciers d’honneur Fenton Jagdeo et Tina Varughese 
monteront sur scène avec leur expérience et leur vision. Un article 
leur est consacré dans la présente édition.
Les professionnels de la mobilité jonglent toujours avec une 
multitude de pressions. À peine avions-nous tourné la page de 
la pandémie que de nouvelles réalités mondiales ont forcé nos 
programmes à pivoter une fois de plus. Le conflit en Iran, les 
tensions commerciales et la flambée des tarifs douaniers grèvent la 
planification des affaires et les opérations de mobilité. L’incertitude 
est devenue une marque de fabrique de notre environnement — et 
elle se fait sentir dans les programmes comme dans les budgets. Le 
coût du carburant raconte à lui seul une partie de l’histoire.
À l’aube d’un été qui s’annonce parmi les plus torrides, l’Amérique 
du Nord se prépare à affronter les feux de forêt. Pendant l’été 2025, 
les professionnels de la mobilité ont été appelés à dénicher des solu-
tions d’hébergement pour les personnes en affectation déplacées 
par les incendies — un rappel brutal que notre travail croise les 
bouleversements climatiques affectant la planète.
Plus tôt ce printemps, j’ai participé à une table ronde sur les recher-
ches émergentes lors de la conférence EuRA. L’occasion était 
précieuse pour approfondir les constats du sondage 2025 du CERC 
sur la mobilité mondiale, que l’EuRA a contribué à command-
iter. Dans la volatilité géopolitique actuelle, les conclusions sur la 
volonté des employés de se relocaliser sont plus pertinentes  
que jamais.
Le système d’immigration canadien est aussi à la veille d’une 
refonte. Le CERC accueille favorablement la volonté d’IRCC de 
moderniser les programmes des travailleurs qualifiés sélectionnés 
par le fédéral (TQF). La consolidation des voies d’accès, le recali-
brage du Système de classement global (SCG) et l’accent sur les 
retombées économiques sont des pas vers un système plus cohérent 
et plus prévisible. Les employeurs et les talents mobiles gagneront à 
profiter de règles plus claires et d’un modèle arrimé aux besoins du 
marché du travail.
Cela dit, plusieurs éléments demandent des éclaircissements 
pour éviter des effets non désirés sur les résidents temporaires, les 
professions réglementées, les métiers spécialisés, les personnes en 
affectation au sein de multinationales et les employeurs en matière 
de conformité. Les recommandations du CERC visent à muscler 
l’intégrité du programme et à soutenir l’attraction comme la réten-
tion des talents hautement qualifiés. Vous trouverez plus de détails 
dans la présente édition.
Un autre grand dossier pointe à l’horizon : l’avenir de l’Accord 
Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Le 1er juillet 2026 
sera une date charnière, mais nul ne sait ce qui se profile. À mon 
avis, trois scénarios sont envisageables : les États-Unis mettent fin 
S
ummer is finally arriving, and that means the CERC Annual 
Conference can’t be far behind. I’m very much looking 
forward to welcoming delegates from across North America 
and beyond to Fredericton, N.B., as the global mobility 
community gathers once again for a productive and energizing 
event this September.
Our Conference Planning Committee has built a comprehensive 
and timely program that tackles many of the challenges facing our 
industry. To help guide us through these conversations, keynote 
speakers Fenton Jagdeo Jr. and Tina Varughese will bring their 
insight, experience and perspective to the stage. You can learn more 
about both speakers in this edition’s feature article on them.
Mobility professionals continue to juggle an extraordinary number 
of pressures. Just as we finally closed the book on the chaos of the 
pandemic, new global realities have forced programs to pivot yet 
again. The conflict in Iran, ongoing trade tensions and rising tariffs 
are all having a negative impact on business planning and mobility 
operations. Uncertainty is now a defining feature of the environ-
ment in which we work – and it is showing up in mobility programs 
and budgets. Fuel costs alone tell part of the story.
As we enter what is predicted to be another record‑hot summer, 
many regions of North America are bracing for wildfires. During 
the summer of 2025, mobility professionals were called upon to find 
housing solutions for assignees displaced by fires – a reminder of 
how quickly our work intersects with climate‑driven disruptions.
Earlier this spring, I had the opportunity to attend the EuRA 
Conference and participate in a panel discussion on emerging 
research in our field. It was a valuable moment to share and reflect 
on the findings of CERC’s 2025 Global Mobility Survey, which 
EuRA helped sponsor. Given today’s geopolitical volatility, the 
survey’s insights into employee willingness to relocate are more 
relevant than ever.
Canada’s immigration system is also on the cusp of significant 
change. CERC welcomes IRCC’s direction to modernize and 
simplify the Federal High Skilled (FHS) programs. The proposed 
consolidation of pathways, recalibration of the Comprehensive 
Ranking System (CRS) and stronger focus on economic outcomes 
are important steps toward a more coherent and predictable system. 
Employers and globally mobile talent stand to benefit from clearer 
rules, reduced administrative complexity and a selection model 
aligned with labour market needs.
At the same time, several elements of the proposal require clarifica-
tion to avoid unintended consequences for temporary residents, 
regulated occupations, skilled trades, multinational assignees and 
employers managing compliance obligations. CERC’s recommen-
dations aim to strengthen program integrity, enhance fairness and 
support both attraction and long‑term retention of high‑skilled 
talent. You can read more about these proposed changes in  
this edition.
Another major file on the horizon is the future of the 
Canada‑US‑Mexico Agreement (CUSMA). July 1, 2026, marks a 
pivotal date, though what will unfold remains uncertain. From my 
perspective, there are three possible outcomes: the U.S. terminates 
Stephen Cryne
Message from the President
Message du président
Summer 2026  PERSPECTIVES  9

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